Cela fait quatre ans que Cherry Glazerr a sorti son resplendissant troisième album, Stuffed and Ready, mais Clémentine Creevy n’est pas pressée. « J’ai passé ces années à m’interroger sur moi-même, sur mes relations, et à écrire sur le sujet », explique-t-elle. « Je pense que je suis en train d’accepter beaucoup de mes conneries. Cherry Glazerr est souvent sur la route depuis que Creevy est encore au lycée, et lorsque la pandémie a frappé, elle s’est plongée dans une existence statique dont elle avait été privée. « Lorsque vous êtes toujours en déplacement, vous ne savez pas très bien où en sont vos relations, qu’elles soient amoureuses ou autres. On ne pense pas au travail qu’il faut faire pour les entretenir », dit-elle.

Creevy décrit le nouvel album ambitieux de Cherry Glazerr, I Don’t Want You Anymore, comme l’une de ses musiques les plus personnelles et les plus brutes à ce jour, une collection de chansons qui s’étendent sur cette période de repli sur soi. C’est le premier qu’elle produit depuis le premier album garage rock de Cherry Glazerr, Haxel Princess, sorti il y a près de dix ans, alors que Creevy était adolescente. Cet album a fait de Cherry Glazerr un groupe incontournable de Los Angeles, et son successeur, Apocalipstick, sorti en 2017, l’a fait connaître au niveau national. Le son rugueux et tumultueux de Cherry Glazerr, associé au lyrisme spirituel, sarcastique et parfois autodérisoire de Creevy, faisait d’elle un plaisir à regarder en live, son énergie n’ayant rien à envier à la froideur détachée de l’indie rock de l’époque.

English

Hedi Slimane is a fan, having picked one of their songs to grace the Saint Laurent catwalk (not a bad spot of publicity!). Rely on Cherry Glazerr for a perfect sugary, venomous mix. A pop trio with a hint of punk, they’re more dangerous than meets the eye. And a bit groovy too.

©Pitchfork Music Festival Paris