La musique de Sarah Julia est un exercice de tendresse, empreinte de sororité et marquée par une vulnérabilité poignante. Leur folk indie profondément introspectif puise ses racines dans une enfance partagée : le fruit de souvenirs entremêlés et d’une bande-son formatrice collective qui se manifeste dans leurs voix pures, enlacées avec harmonie, abordant avec délicatesse l’amour, le chagrin et la famille.

Dès leur plus jeune âge, elles ont développé une passion commune pour la musique, s’échangeant des recommandations d’albums, notamment de Bon Iver et Ben Howard, pour compléter l’univers de Cat Stevens et Jim Croce qui les avait bercées durant leur enfance. Elles ont ensuite chacune commencé à composer. Mais c’est suite à un bouleversement familial qu’elles ont commencé à unir leurs efforts, cherchant une catharsis commune dans l’écriture de chansons.

De cette union est né leur premier EP, *How Do We Go Back To Being Normal?*, un instantané sonore d’une période de leur vie marquée par le deuil et le changement. Mêlant des textes confessionnels et intimes à des harmonies élégiaques, leur approche mystique du folk leur a rapidement valu un public fidèle.

Leur deuxième album, *Only Making It Worse*, prévu pour le 9 mai, s’appuie sur ces solides fondations. Plus riche et plus poignant que le précédent, ce second EP les voit explorer un univers sonore légèrement plus pop, tout en confirmant leur place parmi les chanteuses-conteuses qui transforment le quotidien en or, évoquant par exemple Phoebe Bridgers, Adrienne Lenker et Joni Mitchell.

Elles y explorent la multitude de façons dont la frustration et la déception se manifestent dans leur vie et, ce faisant, touchent à l’inconscient collectif d’une génération perdue dans un monde moderne de plus en plus dystopique. « C’est ce sentiment général d’être abattue et déçue par les personnes qu’on aime, en qui on a confiance, ou en qui on a eu confiance », explique Julia. « C’est aussi une question de désir de changement, tout en sachant qu’on n’est pas la personne qui peut le provoquer. »

Produit par Catharine Marks (boygenius, The Big Moon, Wolf Alice), « Only Making It Worse » est composé de morceaux écrits au cours des trois dernières années. Pendant la tournée de leur premier EP, ils ont commencé à tester le suivant sur scène, peaufinant les chansons à chaque concert.