C’est une histoire très simple qui débute un lendemain de fête, presque par hasard. Dans sa ville de Marseille, où il réside, Harold Boué alias Abstraxion a invité durant la nuit le producteur Fantastic Man à venir jouer à ses côtés. Au petit matin, les deux hommes n’ont pas beaucoup dormi mais le soleil tape déjà fort. Ils profitent alors de l’occasion pour investir le studio d’Harold : il y fait plus frais, la session à quatre mains peut commencer. Passées quelques heures, advient ce petit miracle : le morceau produit est si fort, et surtout si différent de ses productions habituelles qu’Harold décide de donner suite, et de partir sur une nouvelle direction musicale en solo. Celle-ci tranchera avec la précédente, puisque la musique trouve cette fois-ci sa source dans la réalité de la cité phocéenne, parfois dure mais très solaire dans le même temps, à son nom au signe astrologique du petit garçon d’Harold… qui est né au même moment.
Voilà qui permet de comprendre l’essence même de Lion’s Drums : une vibration puissante et pure, que seul un nouveau commencement peut engendrer. Le premier Ep de Lion’s Drums sortira le 22 juin sur le label barcelonais Hivern Discs. Un deuxième sortira à la rentrée prochaine sur le label berlinois Cocktail D’Amore, avec deux edits d’un maxi culte de 1990, revisité dans une veine tout aussi percussive.

English

When Harold Boué aka Abstraxion invited Fantastic Man into his studio after playing together the night before he didn’t knew he was planting the seed for a new project. As he recalls, it was « a day of intense sun in Marseille with not enough sleep », but the result was so great that it inspired Harold to work on new tracks around the idea of creating music to reflect his city: a bit rough, but luminous and influenced by elements of Mediterranean, African and Northern European cultures. This has translated into a heavily percussive sound, in which tribal disco grooves invoke the spirits of voodoo-techno. Three cuts driven by warmly distorted rhythms, bursts of primitive drums, rubbery synths and uplifting chants that overall feel like the first sun rays after an excursion through a dark cave: both blinding and blissful. The project` s name is a tribute to the astrological sign of Harold’s son, who was born at the same time as the music on the EP. It was the definitive signal he needed to convince himself it was the right time to start something new and different. And an event that for sure helps understanding the vibes that this music transmits: as pure, fresh and powerful as only a new beginning can be.